En 2018, la Société historique Beaurepaire-Beaconsfield vous présente des conférences variées sur l'histoire.

Nos conférences ont lieu le 3e jeudi du mois.

Bienvenue à tous. 

Gratuit pour les membres; $2 pour les non-membres. 

Devenez membre pour seulement $5 par année. 

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Interethnic Relations in the Great War;

Demystification of the Oppressed French-Canadian Soldier's Myth

Conférencier: Céleste Lalime

W1 096

Quand: Jeudi 18 octobre 2018
: Édifice Centennial Hall,
       288 boul. Beaconsfield, Beaconsfield, H9W 4A4

Conférence en anglais, suivie d'une période de questions bilingue

Au Québec, la mémoire de la Grande Guerre renvoie automatiquement à une vision douloureuse de l’évènement. Créée et alimentée par des souvenirs à forte charge émotive tels la crise de la conscription, les émeutes de Pâques et l’inhospitalité de l’Armée canadienne envers les combattants canadiens-français, cette mémoire est non seulement négative, mais également victimisante. Acceptée et intégrée autant dans l’historiographie que dans la croyance collective, cette thèse du soldat canadien-français opprimé sera confrontée aux sources dans le cadre de cette conférence. En utilisant la presse anglophone et les témoignages de combattants, cette présentation lèvera le voile sur le regard anglo-saxon envers les Canadiens français et dans une plus large mesure, des relations interethniques durant la guerre.

Céleste Lalime est historienne, conférencière et professeur d’histoire. Ayant obtenu la plus haute distinction pour son mémoire de maîtrise en histoire réalisé à l’Université de Montréal, elle enseigne aujourd’hui l’histoire au Collège Bourget en plus de participer à diverses conférences et colloques internationaux et interuniversitaires au sujet de la Première Guerre mondiale. Elle a travaillé sur les champs de batailles en France à Vimy et Beaumont-Hamel en tant que guide-interprète et agente de recherche et participe présentement à l’élaboration d’un ouvrage sur les Fusiliers Mont-Royal dirigé par le Ministère de la défense nationale.

The Boer War 1899-1902

Conférencier: James (Jim) Vanstone, M.A., Ph.D.
Quand: Jeudi 15 novembre 2018
: Édifice Centennial Hall,
       288 boul. Beaconsfield, Beaconsfield, H9W 4A4

Conférence en anglais, suivie d'une période de questions bilingue

2018 11 15JimVanstone BoerWarConcentrationcampEn 1899, la guerre des Boers d’Afrique du Sud commence entre l’Empire britannique et les Boers du Transvaal et de l’État libre d’Orange. Les Boers, également connus sous le nom d’Afrikaners, descendent des premiers colons hollandais d’Afrique australe. La Grande-Bretagne prend possession de la colonie hollandaise du Cap en 1806, pendant les guerres napoléoniennes, provoquant la résistance des Boers indépendantistes, irrités par l’anglicisation de l’Afrique du Sud et la politique anti-esclavagiste de la Grande-Bretagne. En 1833, les Boers entament leur exode vers le territoire tribal africain, où ils fondent les républiques du Transvaal et de l’État libre d’Orange. Les deux nouvelles républiques vivent pacifiquement avec leurs voisins britanniques jusqu’en 1867, lorsque la découverte de diamants et d’or dans la région rend inéluctable un conflit entre les États boers et la Grande-Bretagne. Des escarmouches avec la Grande-Bretagne reprennent dans les années 1890 et, en octobre 1899, une véritable guerre survient. Dès la mi-juin 1900, les forces britanniques conquièrent la plupart des grandes villes boers et annexent officiellement leurs territoires, mais les Boers lancent une contre-offensive de guérilla, frustrant les occupants britanniques. À partir de 1901, les Britanniques mettent en place une stratégie de recherche systématique et de destruction de ces unités de guérilla, tout en rassemblant les familles des soldats boers dans des camps de concentration. En 1902, les Britanniques écrasent finalement la résistance des Boers, et le 31 mai de cette même année, la paix de Vereeniging est signée, mettant fin aux hostilités. Le traité reconnaît l’administration militaire britannique sur le Transvaal et l’État libre d’Orange et décrète une amnistie générale pour les forces boers. En 1910, les britanniques créent l’Union d’Afrique du Sud, réunissant la province du Transvaal, l’État libre d’Orange, la province du Cap et celle du Natal.

James (Jim) Vanstone est né et a grandi à Windsor, en Ontario. Tout en se spécialisant en histoire et en philosophie à l’Université de Windsor, Jim a été élu président de la société d’histoire connue sous le nom de Lord Acton Club. Détenteur d’un baccalauréat spécialisé en histoire et récipiendaire de la médaille d’or de l’Université de Windsor en histoire, Jim s’est inscrit à l’Université Queen’s à Kingston, en Ontario, dans la concentration en histoire « impériale », maintenant plus populairement appelée « histoire du tiers-monde ». Il obtient sa maîtrise (1967) et son doctorat (1974) de Queen’s. Faisant de la recherche pour son doctorat en Afrique du Sud (1969-1970), Jim a passé un an en Afrique. De retour à Queen’s, Jim enseigna l’histoire impériale pendant un an avant d’entamer une carrière au Collège John Abbott à Ste-Anne de Bellevue en 1972, où il enseigna l’histoire pendant 45 ans, jusqu’à sa retraite en 2017. Jim a été élu membre du Conseil académique du Collège John Abbott (1974-2017), président du Comité de perfectionnement professionnel du corps professoral (1975-2017), au Conseil des gouverneurs du Collège (1979-1985) et a siégé au Comité de coordination des programmes académiques, en plus de plusieurs implications au sein de l’Église Unie du Canada, du Conseil des gouverneurs du United Theological College de l’Université McGill et du Montreal School of Theology de l’Université McGill dont il est actuellement le président.